Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

26 février 2012

amour, homosexualité

Une très belle histoire d'amour entre deux hommes. L'un, Pierre, brisé par la vie (et surtout la mort de son frère) et l'autre, qui l'héberge, le lance dans la mode et le reconstruit. Mais l'arrivée d'une intruse casse ce bel équilibre.

Tout est dévoilé en filigrane, petit à petit. Bon, parfois ça traîne un peu. L'auteur prend son temps, comme son personnage.

Comme les tableaux de Rosa Bonheur, qui donnent à voir la nature et la campagne telle qu'elle est. Sans oublier que Rosa était un personnage extravagant, à son époque.

On sent un jeune adulte encore mal dans sa peau, dans sa vie ; et qui trouve son bonheur à la campagne, au milieu de son bric-à-brac de vieilleries. En accumulant puis revendant, il se reconstruit.

Un beau récit tout en nuances et qui se termine sur une note d'espoir.

L'image que je retiendrai :

Celle des tableaux de Rosa Bonheur.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/20/23385406.html

roman

Le Livre de poche

26 février 2012

pétrole

Oui, c'est une grande fresque sur la conquête du pétrole aux Etats-Unis ; oui le personnage de J. Arnold Ross est un "magnat à l'ancienne". Mais que son fils Bunny est soumis à son père, s'en est désolant.

Et puis il manque un vrai souffle épique, une vraie passion dans ce récit.

Il est vrai que je suis de parti-pris : l'histoire du pétrole ne m'a jamais exalté...

A la limite, l'évocation de la création de "l'Eglise des Saints des derniers jours" qui prend un autre nom dans le livre. Et encore. Cette histoire vient tellement en filigrane que s'en est décevant.

Pas de grande histoire d'amour non plus, rien que du pétrole, des champs de patates transformés en champs de pétrole, la construction de derricks ou encore comment analyser les carottes de pétrole, et j'en passe.

Les rêves sociaux de Junior ne m'ont pas paru bien réalisables ni réalistes dans une Amérique du profit.

Seul le personnage de Paul sortait du lot, mais je n'ai pas eu le courage de suivre son histoire.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/18/23332870.html

1

Glénat Manga

26 février 2012

vin, manga

Je ne suis pas une habituée des mangas, et j'ai eu un peu de mal, au début, avec le sens de lecture. Et puis j'ai fini par trouver cela fort dépaysant.

J'ai donc lu les 5 premiers tomes des aventures de Shizuku à la recherche des douze apôtres et du vin parfait.

(Un cadeau de mon homme pour mon anniversaire).

Des parallèles sont fait entre le goût d'un vin particulier et un tableau précis. Bon, on ne peut pas être toujours d'accord avec le mangaka sur son ressenti et sa vision du vin. Ceci dit, ces images permettent de "se faire une idée" du goût du vin.

L'intrigue est un peu longue à se mettre en place dans le premier tome, puis l'histoire prend son rythme de croisière, la recherche commence, le duel également.

Pour le coup, j'ai ressorti des placards mon décanteur à vin, et me suis remise à acheter des bonnes bouteilles. Pas celles du manga, trop chères, mais de bons crus tout de même.

A la fin de chaque tome, quelques pages sur les vins dont il est fait mention dans l'histoire. Un regret : il ne s'agit que de Bourgogne, pour le moment. (A voir dans les autres tomes).

L'image que je retiendrai :

Celle de Shizuku décantant le vin comme un expert qu'il n'est pas.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/15/23478247.html

26 février 2012

aphasie, SDF

La narratrice, jeune femme poète, se retrouve littéralement à la rue après le décès de son mari, photographe. Factures en retard, impayés, succession qui n'arrive pas, font que la garde de sa fille lui est même retirée.

Après quelques mois d'érrance dans le Paris estival, elle se souvient d'une maison de famille de son mari et décide de s'y rendre. La demeure est délabrée, mais la jeune femme la rend peu à peu habitable.

Elle va ainsi, par petites touches, retrouver le contact des autres et espérer récupérer sa fille, placée.

S'intercalle dans sa narration des souvenirs de son mariage, de la naissance de sa fille, de son métier de poète, de sa vie d'avant.

Mais ce qui lui fait le plus peur, c'est d'avoir perdu certains mots du quotidien. C'est cet aspect de l'histoire qui m'a touché. Son aphasie dont elle ne prend conscience que tardivement, lorsqu'elle reprend pied dans le quotidien. Une aphasie en forme de vortex aspirante vers le néant des mots.

Troublant et terrifiant. Ce qui m'a mis très mal à l'aise sur la fin.

Un roman bien écrit et au sujet intéressant traité tout en finesse.

L'image que je retiendrai :

Celle des bancs de la ville, pas si dur, finalement, quand on est obligé de dormir dessus.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/14/23315368.html

26 février 2012

Oui, nous sommes tous contre la pédophilie et la maltraitance aux enfants. Mais jusqu'où serions-nous prêt à aller pour défendre notre opinion ? Bien échauffé par les médias, je suis sûre que nous commettrions aussi des actes pas très reluisants, à l'instar des personnages du roman.

Voici un polar qui s'ouvre sur une scène grandiose, dans un gymnase scolaire, digne d'un film hollywoodien. Cadavres nus, aux mains coupés et aux partis génitales en mauvais état, sans parler des visages scarifiés. Brrrr..... Mais la scène est décrite avec douceur, respect pour les victimes.

Puis l'enquête commence. Les policiers ne sont pas tous incorruptibles, mais l'inspecteur connait son équipe. Chacun avance dans sa partie.

En arrière-plan, les lois peu restrictives au Danemark sur la pédophilie, d'où l'indignation de la population qui veut se faire justice elle-même.

Des personnages crédibles ; une intrigue bien menée (car même si le lecteur connait les coupables, comme dans Columbo, on se demande comment vont faire les enquêteurs pour les confondre) ; un arrière-plan politique, bref tout pour me plaire.

J'espère que le second roman de la fratrie sera tout aussi bon, je l'attends avec impatience.

L'image que je retiendrai :

Celle des cadavres pendus au plafond selon un ordre et des distances mathématiques.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/12/23286356.html