Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

1 juillet 2021

famille, thriller

De l’auteure, j’avais adoré L’art du meurtre, se déroulant dans le milieu de la peinture.

Ce second roman, vivement conseillé par ma libraire préférée, ne pouvait que me plaire.

Changement total de décor : nous sommes en Provence, dans une maison de famille ultra-sécurisée. Les deux parents sont morts et les 5 frères et soeurs se retrouvent pour la lecture du testament.

Mais les vieilles rancœurs resurgissent, les suspicions sont tragiques.

Il y a Philippe, l’aîné qui a couché avec la femme de Mathieu, le second.

Il y a Solène, la petite dernière à qui ses parents ne pouvaient rien refuser.

Il y a Garance, qui a perdu son étoile de cheffe et ses deux restaurants.

Et enfin David, arrivé tout bébé dans la maison.

J’ai aimé que le roman s’ouvre et se ferme avec la voix de la maison qui a vécu le drame et connait le fin mot de l’histoire. Elle qui a fermé ses volets électriques le soir et ne les a rouvert que le matin, maintenant les enfants prisonniers.

J’ai aimé découvrir petit à petit les névroses des personnages, parents et enfants, leur histoire et leurs rancunes.

J’ai aimé ce doute qui plane tout le temps.

Enfin, j’ai aimé, en début de roman, le parallèle avec la maison de Frank Lloyd Wright.

L’image que je retiendrai :

Celle des émotions noirs qui sont les prémices du drame.

https://alexmotamots.fr/le-sang-des-belasko-chrystel-duchamp/

21,00
24 juin 2021

Tokyo, vie moderne

Même si l’action se déroule avant les JO de Tokyo 2020 (ceux qui ont été repoussés, mais l’auteur ne pouvait pas le savoir à l’époque), j’ai été conquise par les personnages qui se croisent dans ce premier roman.

Chaque chapitre est consacré à un ou une tokyoïte : Naomi qui se fait tatouer la ville sur le dos – Ohashi le conteur SDF – Taro, le frère de Ohashi, conducteur de taxi qui a un accident – Ishikawa le détective – Flo la traductrice de Ohashi – Kyoko avec son sweet rose et son pantalon crême – Ruy le séducteur, et j’en oublie.

J’ai tout aimé dans ce roman d’un gaijin (non japonais) tokyoïte d’adoption.

J’ai aimé attendre le chat qui fait son apparition dans chaque histoire.

J’ai aimé attendre le moment où je recroiserai un des autres personnages.

L’auteur m’a fait pénétrer dans cette ville grouillante de monde, au mode de vie particulier, et je ‘en remercie, ce fut un vrai dépaysement.

Un roman comme un puzzle, agrémenté de photos et même d’un manga, qui fut un véritable bonheur de lecture.

Roman

L'Iconoclaste

24 juin 2021

famille

Je ne m’intéresse généralement pas à la vie des auteurs, à leurs problèmes familiaux. Pourtant, cet autre Rimbaud m’intriguait.

J’ai aimé découvrir ce frère, Frédéric, complice d’Arthur dans leur jeune âge (ils n’avaient qu’un an de différence).

Puis la fuite d’Arthur les a séparé. Frédéric est resté dans leur ville natale. Il tentera lui aussi d’échapper à la mère qui ne veut pas qu’il se marie.

J’ai eu à la fois de la peine pour Frédéric qui repense avec nostalgie à sa complicité avec son petit frère, et contente de sa vie minuscule, lui qui a eu un métier et des enfants.

Leur soeur Isabelle m’a horripilée et fait rire, elle qui veut écrire la légende de son frère n’hésite pas à travestir la vérité.

J’ai aimé qu’en aparté, à chaque fin de partie, l’auteur explique les difficultés qu’il a rencontré à chercher des traces de ce frère que la mémoire familiale s’est escrimé à faire disparaitre.

Quant à la mère, c’est une vrai repoussoir.

24 juin 2021

Enquête

Je n’ai pas trouvé de Tokay pour la photo, alors j’ai pris une bouteille d’un autre vin un peu liquoreux.

Et puis le nom de ce vin va bien avec l’intrigue du roman : une histoire d’amour.

Cette nouvelle enquête d’Aurel le Consul se déroule cette fois-ci un peu différemment : la principauté est imaginaire et Aurel est engagé comme enquêteur.

Au contraire de l’épisode précédent, j’ai beaucoup aimé cet opus (les dorures du décor ? une histoire d’amour passion ?….) qui m’a emmené de la Principauté de Starkenbach à Paris en passant par la Corse.

Aurel toujours avec son piano, mais cette fois, il trouve une voix pour l’accompagner.

Certains passages m’ont fait sourire.

Bref, j’ai retrouvé ce qui avait le charme du premier volet de cette série.

Une citation :

à la fin, c’est le mot du président Queuille qui s’applique : « Il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne puisse résoudre. »

L’image que je retiendrai :

Celle du VTT sur lequel le Prince consort monte tous les jours pour évacuer son énergie.

Yahn le Fur

Éditions Cairn

24 juin 2021

Policier, Toulouse

Je reçois parfois des courriels d’auteur-es me faisant part de la sortie de leur nouveau roman. J’accepte rarement. Mais cette fois-ci, j’ai répondu positivement à la requête. Bien m’en a pris.

Toulouse, c’est la ville rose, elle n’usurpe pas son qualificatif. Mais dans ce roman, l’auteur m’a montré son côté sombre.

Il y a du sang, il y a des cris, il y a des larmes de peur et de douleur. Il y a la vengeance. Orchestrée par Dan’.

Si le meurtrier ne découpe pas ses victimes en petites morceaux, l’auteur, lui, découpe sa narration : une partie pour une journée, celle du vengeur ou celle des policiers à ses trousses.

Et puis il y a aussi le jardinier, dont le fils a mystérieusement disparu.

Tout ceci parait bien emmêlé, et pourtant, ce fut un bonheur de lecture, car j’ai vraiment pris plaisir à dénouer tous les fils un à un.

C’est le troisième roman de l’auteur, et je me suis demandé si son personnage Vincent DeSantis, commandant à la SRPJ, était déjà présent lors de ses deux précédent ouvrages, et si nous le reverrons dans le suivant.

Un seul bémol : trop de descriptions des petits gestes de tous les jours qui font perdre de vue le fil rouge de l’enquête.

L’image que je retiendrai :

Celle des différentes croix utilisées par l’assassin et qui plongent les enquêteurs sur toutes sortes de pistes.