Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Cap Canaille, Prix du Quai des Orfèvres 2021

Prix du Quai des Orfèvres 2021

Fayard

20 novembre 2020

policier, Marseille

J’ai aimé cette enquête marseillaise au départ, ses personnages principaux, son décor.

J’ai aimé la victime : la Carlton, une figure du grand banditisme, tout en élégance.

J’ai aimé l’enquêteur Saint-Donat qui trouvé de la force dans le décès de son fils.

J’ai aimé le vocabulaire recherché de l’auteur : c’était la première fois que je lisais le mot arpète dont il m’a fallu chercher le sens.

J’ai aimé l’humour, notament à propos de la fameuse Ombrière conçue par Norman Foster, une structure faite de miroir pour se protéger du soleil.

Un récit mené tambour battant mais qui laisse une place à l’amour.

Bref, un excellent moment de lecture pour ce prix Quai des Orfèvres cuvée 2021.

L’image que je retiendrai :

Celle du Cap Canaille au décor magnifique mais dangereux.

https://alexmotamots.fr/car-canaille-christophe-gavat/

Les secrets de ma mère
20 novembre 2020

mère, recherche

Après avoir adoré Miniaturiste, un peu moins accroché à Les Filles au lion, je me suis plongée dans le dernier roman de l’autrice.

J’ai aimé suivre Rose, jeune londonienne en couple avec un garçon qui a acheté son food-truck et puis c’est tout.

Rose à qui son père dévoile un jour que sa mère a bien connu une autrice célèbre : Constance Holden. Rose qui décide, sur un coup de tête, de se faire embaucher par cette fameuse Connie vieillissante.

Mais Connie ne souhaite pas parler de son passé.

Nous suivons dans le même temps le parcours de la mère de Rose, Elise Morceau, depuis sa rencontre avec Connie jusqu’à sa disparition, leur séjour à Los Angeles pendant l’adaptation en film du premier roman de Connie, Elise qui s’éprend du mari de la meilleure amie de Connie. Elise qui tout le temps fuit.

J’ai aimé la blessure encore vive de Connie, des années après, car Elise fut son grand amour.

Un roman autour de personnages féminins compliqués, blessés mais passionnantes chacune à leur manière.

L’image que je retiendrai :

Celle des barres de chocolat que Connie dévore toujours avec sa tasse de thé.

https://alexmotamots.fr/les-secrets-de-ma-mere-jessie-burton/

Les Dieux du tango
13 novembre 2020

Argentine, tango

Du tango, je ne connaissais que la danse sensuelle moderne.

Le roman de Carolina de Robertis m’a offert une plongée dans l’histoire du tango.

J’ai aimé suivre Leda depuis son petit village napolitain jusqu’à Buenos Aires où elle doit retrouver son mari. Celui-ci est malheureusement décédé lors d’une manifestation.

J’ai aimé que le violon de Leda soit celui du Roi de Naples et qu’il devienne une partie du sextuor le plus populaire de la ville.

Mais pour pouvoir jouer, Leda doit se grimer en homme. Elle prend le nom de son mari défunt, Dante. Au fil des jours des mois et des années, sa féminité disparaît.

J’ai aimé que le chef du sextuor raconte comment le tango est né, son évolution en fonction des différents instruments, puis l’apparition du chant d’abord par les hommes puis par les femmes.

J’ai découvert les conditions de vie des immigrés d’Argentine, les nationalités et les langues se mêlant dans un même immeuble.

J’ai aimé ces femmes qui défient les codes rigides pour pouvoir simplement vivre comme elles le veulent.

L’image que je retiendrai :

Celle de Leda devenu Dante souhaitant être enterrée comme un homme.

https://alexmotamots.fr/les-dieux-du-tango-carolina-de-robertis/

Le journal de ma disparition
6 novembre 2020

Policier, Suède

J’ai aimé que le récit alterne la voix de Malin et celle de Jake, l’adolescent en marge.

J’ai aimé découvrir Jake petit à petit, lui qui prend conscience de la pauvreté dans laquelle il vit grâce au journal de Hanne.

Je me suis moins attaché à Malin, plus professionnel, avec ses problèmes de cœur prévisibles.

J’ai eu de la peine pour le père de Jake qui finit de sombrer dans l’alcool après le décès de sa femme et qui, plutôt que de tenter de gérer sa famille, s’en prend au camp de réfugiés de la commune.

J’ai aimé l’explication finale, surprenante.

Un roman qui ne me restera pas spécialement en mémoire mais qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle de Jake aimant porter les robes, les chaussures et le maquillage de sa mère.

https://alexmotamots.fr/le-journal-de-ma-disparition-karine-grebe/

Dieu, le temps, les hommes et les anges
16 octobre 2020

20e siècle, Pologne

J’ai aimé suivre Misia, depuis sa naissance jusqu’à sa mort : son mariage, ses enfants, ses voisins et son moulin à café.

J’ai aimé son frère un peu simplet, Isidor, amoureux de Ruth, née le même jour que sa soeur.

J’ai eu de la peine pour Ruth qui fait un mariage malheureux.

Je me suis demandée quel était ce drôle de jeu que le rabbin donne au châtelain (Jeu instructif pour un seul joueur).

J’ai aimé la nature généreuse des jardins des habitants, pleine de petits et de gros fruits.

J’ai découvert le tachisme, courant artistique qui vient après le futurisme.

J’ai aimé que chaque chapitre soit le temps d’un personnage.

J’ai suivi depuis ce petit village l’histoire de la Pologne au 20e siècle.

Une lecture ponctuée de marques-pages.

Quelques citations :

Lorsqu’Il se regarda pour la première fois, le Verbe fut prononcé et il sembla à Dieu que la connaissance consistait à nommer. (p.127)

Toutes les choses s’unissent entre elles. C’est comme ça depuis toujours. Le besoin de s’unir est le plus puissant de tous. (p.202)

L’image que je retiendrai :

Celle de la grande maison de Misia qui accueille tout le monde.

https://alexmotamots.fr/dieu-le-temps-les-hommes-et-les-anges-olga-tokarczuk/