Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

26 février 2012

Oui, nous sommes tous contre la pédophilie et la maltraitance aux enfants. Mais jusqu'où serions-nous prêt à aller pour défendre notre opinion ? Bien échauffé par les médias, je suis sûre que nous commettrions aussi des actes pas très reluisants, à l'instar des personnages du roman.

Voici un polar qui s'ouvre sur une scène grandiose, dans un gymnase scolaire, digne d'un film hollywoodien. Cadavres nus, aux mains coupés et aux partis génitales en mauvais état, sans parler des visages scarifiés. Brrrr..... Mais la scène est décrite avec douceur, respect pour les victimes.

Puis l'enquête commence. Les policiers ne sont pas tous incorruptibles, mais l'inspecteur connait son équipe. Chacun avance dans sa partie.

En arrière-plan, les lois peu restrictives au Danemark sur la pédophilie, d'où l'indignation de la population qui veut se faire justice elle-même.

Des personnages crédibles ; une intrigue bien menée (car même si le lecteur connait les coupables, comme dans Columbo, on se demande comment vont faire les enquêteurs pour les confondre) ; un arrière-plan politique, bref tout pour me plaire.

J'espère que le second roman de la fratrie sera tout aussi bon, je l'attends avec impatience.

L'image que je retiendrai :

Celle des cadavres pendus au plafond selon un ordre et des distances mathématiques.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/12/23286356.html

Les gardiens de camps de concentration et leurs loisirs

Fayard

26 février 2012

Que de précautions l'auteur prend en introduction de son ouvrage. J'ai cru qu'il n'en finirai jamais de s'excuser de traiter le sujet. Je trouve pourtant que le thème est fort intéressant et original et permet d'apporter un autre éclairage.

Je ne fus pas déçue. L'auteur décortique son sujet de façon précise, preuves à l'appuis. Les conclusions qu'il tire sont limpides et viennent éclairer un aspect du IIIe Reich passé sous silence.

Une étude riche d'enseignements, jamais rébarbative, et dont les mises en perspective éclairent les génocides plus récents.

Non, vraiment, j'ai apprécié cette lecture jamais noire où il est démontré que même les choses les plus triviales étaient contrôlées par l'administration nazie.

L'image que je retiendrai :

Celle des tableaux récapitulant le nombres de jeux de carte ou d'instruments de musique commandés par les différents lagers.

L'avis de mon homme :

Impressionnant ! De voir comment même les bourreaux étaient eux-mêmes déshumanisés pendant leur travail. Car une fois rentrés à la maison, c'étaient de bons pères de famille.

Mais le livre tourne un peu en rond, certains épisodes sont répétés plusieurs fois.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/10/23262765.html

26 février 2012

Tout commence comme le tome 1 : une route en rase de campagne, une voiture qui s'arrête et prend un auto-stoppeur. Mais pas n'importe lequel : un employé du parc d'attraction Zombillenium.

Et après, tout dérape. Et j'ai adoré. Je l'ai même trouvé meilleur que le tome 1.

Disons que cette fois, avec ce second opus, j'ai pu pleinement entrer dans l'histoire. Le décor et les personnages étaient plantés, j'étais en terrain familier.

Je demande donc la suite, qui n'est pas encore sortie....

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/08/23346987.html

26 février 2012

J'ai bien aimé ce roman, oui.

A l'image de Limonov, Carrère écrit simplement - pas toujours, sa plume l'emporte parfois, et certaines phrases dépareillent dans le récit. Ce n'est donc pas tant le style qui m'a plu que le personnage vedette.

"Limonov, personnage sulfureux", ai-je pu entendre ou lire ici et là. J'aurai envie de dire : sulfureux, plus tant que cela. A son époque certainement (années 60-70) mais depuis, beaucoup d'eau à couler sous les ponts, et d'autres ont fait pire.

Je qualifierai plutôt Limonov de personnage aventurier comme on n'en fait plus (il est d'ailleurs parfois comparé à Bob Denard) et d'opportuniste hors-pair (même si parfois, il perd la partie et se retrouve dans la dèche ou en prison).

Un héros lucide sur lui-même qui s'étonne que l'on puisse écrire sur sa vie, et la qualifie lui-même - sa vie - de "vie de merde".

Un homme comme on n'en fait plus en Occident, mais dont la Russie regorge. Sans doute est-ce en cela qu'il peut apparaitre "sulfureux".

J'ai beaucoup aimé le parallèle avec la vie de Vladimir Poutine, né comme lui d'un père policier et d'une mère femme de ménage au fin-fond de l'URSS, lui devenu un apparatchik et Limonov toujours dans l'opposition. Deux hommes, deux destins.

Toutefois, pas de révélations fracassantes non plus sur l'Histoire du XXe siècle, juste quelques mises au point (sur le conflit en ex-Yougoslavie, notamment).

Quel homme intéressant que ce Limonov !

L'image que je retiendrai :

Celle d'un homme toujours très bien habillé, allant jusqu'à se coudre ses pantalons à la dernière mode, et très soucieux de son apparence.

Ce que j'ai appris :

"zapoï" mot typiquement russe signifiant prendre une cuite pendant quelques jours sans désaouler et ne se souvenir de rien à son réveil. Impressionnant...

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/06/23192001.html

Sabine Wespieser Éditeur

26 février 2012

Oui, c'est un beau texte bien écrit ; oui l'histoire de la jeune narratrice pourrait être bouleversante ; oui les personnages sont attachants ; oui c'est la vie.

Pourtant, ce texte n'a pas réussi à me convaincre.

Pas assez développé ; sentiments profonds passés sous silence ; trop d'élipses font que je n'ai pas été bouleversifié.

J'en viens à la conclusion suivante : je ne suis pas sensible à la littérature irlandaise. Tant pis pour moi...

L'image que je retiendrai :

Celle de la narratrice courant jusqu'à la boîte aux lettres et tentant d'améliorer son score chaque jour.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/05/23136981.html