5 février 2012

Vous l’aurez compris il s’agit d’une histoire de fille et pour les filles, du pur Chick lit, mais je n’ai pas vraiment trouvé le récit trop mièvre et même plutôt intéressant dans l’ensemble.

Eileen Cook, pour son premier roman, réussit à faire entrer le lecteur dans le récit dès la première ligne et, même en se doutant de la fin (ou en l’espérant), on le finit avec beaucoup de plaisir sans aucune lassitude. Les personnages sont attachants, surtout celui de l’héroïne Sophie, qui est bien travaillé. Rien de parfait, un brin agaçante, juste une fille comme nous.


Je ne suis pas un fan des romans Chick lit mais il arrive que j’accroche à certains, un peu moins cul-cul que je ne le pensais. Ici, on n’est pas véritablement dans une histoire d’amour à l’eau de rose ni dans un récit dont le sujet de l’histoire est poussé à l’extrême (comme confessions d’une accro du shopping). Il s’agit plus d’une intrigue continue avec un peu de suspens, des sentiments, et pas mal de rebondissements et beaucoup d’humour. Mais surtout voilà un récit bien dans la réalité qui reste crédible du début à la fin !

Le style de l’auteure est très actuel, il met de bonne humeur. Parfait pour se changer les idées.

roman

Le Livre de poche

5 février 2012

Une belle surprise : sous un titre plutôt peu attrayant, se cache une petite merveille. L’histoire est plutôt simple, il y a peu d’intrigue et aucune action mais dès les premières pages on est entrainé dans le récit, saisi par le style, impossible de le lâcher.
Il se lit facilement, avec délectation, en prenant son temps, en faisant des poses pour savourer sa lecture. Erica Bauermeister met tout son talent à l’utilisation des métaphores qui donnent l’eau à la bouche ; on déguste les plats tout en les lisant.




Savoureux, il est d’une sensibilité incroyable et réveille chacun de nos sens : la vue (chaque page est un tableau tout en couleurs), le toucher (l’étonnante douceur d’un crabe, la texture de la pâte à gâteau), l’ouïe (le bruit des mains qui malaxent une pate à tortilla, le grésillement d’une sauce en train de cuire), l’odorat et le goût (« riche, plein et complexe, dense comme un long baiser »).

D’autre part, ce roman dépeint avec justesse les sentiments de chacun. Si chaque personnage est habité de doutes ou de chagrin on ne tombe pas du tout dans le pathos, car la beauté de l’instant prend le dessus. Les thèmes abordés sont ceux de notre quotidien : la mélancolie, la mort, les doutes, la confiance en soi, la perte de mémoire, on s’identifie forcément à l’un ou l’autre. La vie, même parfois difficile, est simplement et finement décrite. Tout est très positif, on ressort de cette lecture le cœur léger.

5 février 2012

La construction du récit, entrecoupé de passages du journal de Sarah, décrit l’histoire de manière moins classique que la plupart des thrillers. De ce fait, les traumatismes liés au personnage de Sarah sont d’autant plus intenses qu’on les revit à travers ses mots. Certains passages sont parfois même très durs. Et puis, Cody Mc Fadyen ne cache rien. La violence prédomine encore dans cet opus, et le style particulièrement direct peut choquer certains lecteurs, car il donne beaucoup de détails macabres. Mais ils sont, pour ma part, nécessaires à la crédibilité du récit. On voit et on vit ce que l’agent Barrett tente de résoudre, avec beaucoup de réalisme.



Donc, beaucoup de détails (mais jamais trop), mais aussi beaucoup d’action. J’ai été prise dans le vif du sujet dès les premières pages et entrainée rapidement dans cette enquête, au même rythme que les personnages. Les chapitres sont courts et les rebondissements ne laissent pas le temps de s’ennuyer. Je me suis laissée embarquer dans le récit où le suspens prédomine. Le dénouement est incertain (mais moins percutant que dans shadowman) ce qui en fait un très bon thriller, où le mélange entre suspens et psychologie est en parfait équilibre.

Une mention spéciale à cet auteur masculin qui sait retranscrire avec beaucoup de justesse la psychologie féminine, sans exagération mais avec beaucoup de sensibilité (ce talent du romancier m’avait déjà frappé dans shadowman). Smoky Barrett en devient très touchante, tout comme le reste de son équipe, car Cody Mc Fadyen soigne leur personnalité. J’ai éprouvé très vite beaucoup d’attachement pour ces personnages. Ils sont très positifs, ce qui contrebalance avec les faits et rend le sujet, pourtant très noir, un peu moins oppressant.

Bref, si vous avez aimé shadowman, vous apprécierez également la mort en face, qui suit la lignée du premier opus.
Quant à ceux qui n’ont jamais lu de Cody Mc Fadyen et qui ont ce roman entre les mains, vous pouvez le lire sans soucis. On y retrouve effectivement les ingrédients et les personnages du premier, mais il s’agit avant tout d’une nouvelle enquête et non d’une suite. Surtout que l’auteur reprend suffisamment d’éléments de l’histoire des protagonistes pour qu’elle soit compréhensible.

5 février 2012

Le style est sans chichi littéraire, direct. On lit le texte rapidement et avec plaisir. J’ai englouti ces 150 pages en une après midi. L’écriture est agréable et à la portée de tous (mais attention pas le sujet !).

Le texte est construit comme un puzzle où les détails s’accumulent pour enfin s’assembler dans un épilogue glaçant. Il s’agit de 3 histoires mêlées dans un même récit. On se doute que ces trois protagonistes sont liés et qu’ils ont quelque chose en commun. Mais de quoi s’agit-il ? Alex et Vincent sont des amis de longue date (on l’apprend très vite), Alex a besoin d’un chirurgien plastique et se tourne vers Richard Lafargue mais quel est le lien entre le couple Richard/Eve et « Mygale »/Vincent ? Pourquoi le récit concernant Vincent est-il en italique ? Cette construction astucieuse donne beaucoup de dynamisme au livre. L’alternance entre les 3 sujets entraine le lecteur jusqu’au dénouement sans aucun temps mort.

Quant au sujet, il s’agit avant tout de mettre en avant les penchants pervers des hommes et leurs cotés les plus sombres (viol, violence, prostitution…). Thierry Jonquet, avec beaucoup de talent, décrit les plans machiavéliques d’une vengeance. « Mygale » est un être mauvais dans les faits mais les causes qui l’ont poussées à cela empêchent le lecteur de le haïr. Chacun des protagonistes n’apparait ni bon ni mauvais, juste habité par ses pulsions malsaines, ce qui met parfois mal à l’aise lors de la lecture.

Difficile de dire pourquoi j’ai aimé sans en dévoiler d’avantage car l’effet du roman tient dans son dénouement. J’en ai déjà beaucoup écrit, alors je n’en dirais pas plus au risque de gâcher votre lecture. Il me tarde maintenant de voir le résultat en film, avec Antonio Banderas en Richard Lafargue, chirurgien terrible !

roman

Le Livre de poche

6,90
5 février 2012

Chaque roman de Tatiana de Rosnay est un vrai plaisir (aussi bien pour le style que pour le sujet) et Moka ne déroge pas à la règle. Cette histoire nous envahit, les détails sont précis et Tatiana de Rosnay sait comment nous faire ressentir les émotions de ses personnages. Justine, dont le fils Malcolm est renversé par un chauffard, ne peut supporter la longueur dans l'enquête de police, et décide de retrouver elle-même celui qui a laissé son enfant dans le coma en prenant la fuite.

On retrouve dans ce livre l'évocation permanente de la double culture franco-anglaise de l'auteur, parfois ponctué de touches d'humour, laissant place à quelques sourires dans l'oppression constante du récit. Et on fait face avec l'héroïne à la fragilité du couple devant la perte d'un enfant. Tatiana de Rosnay joue habilement avec nos nerfs et jusqu'aux dernières lignes on se retrouve en apnée ! Une belle réussite !