Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

3 mars 2022

policier, Pays de Galles

Un roman policier classique moderne.
Très anglais mais sans beaucoup de tasses de thé, l'enquêtrice est plutôt adepte de motos grosses cylindrées.
Une lecture intéressante car l'enquête parle des filles abandonnées : comment elles grandissent ; quelle est la part du déterminisme social ; panorama des familles d’accueil.
Et tout ceci sans aucun misérabilisme.

23 février 2022

aborigène, Australie

J’ai d’abord cru que ce livre était un roman avant de me rendre compte, au bout de quelques pages, qu’il s’agissait du récit d’un retour en terre aborigène.
L’auteur, John, se rend compte que dans la bibliothèque de ses parents trônait un crâne aborigène régulièrement dépoussiéré. Un peu désœuvré, John décide que ce crâne doit rentrer chez lui pour être enterré dignement avec ses ancêtres et ses descendants.
Commence pour lui une quête sur l’histoire du peuple premier australien qu’il nous fait découvrir.
J’ai aimé suivre l’émerveillement de John devant la richesse insoupçonnée de la culture aborigène.
J’ai aimé assisté à la cérémonie de retour des restes.
Dans ce journal des événements, John décrit les aborigènes comme des gens placides qui rigolent tout le temps. Pas certaine qu’ils soient tous aussi bienveillants envers les Blancs….
Et le cacatoès, me direz-vous ? Cet oiseau a malheureusement disparu d’Australie, mais est resté un Animal Totem.
Une lecture plaisante sur un australien blanc qui découvre les aborigènes de son pays.
L’image que je retiendrai :
Le crâne est celui d’un homme, mais la famille l’avait surnommé Mary.

Les enquêtes de Miss Merkel T1

City Edition

23 février 2022

Allemagne, policier

Si comme moi vous vous demandez ce que peut bien faire l’ex-chancelière allemande de sa retraite, vous aurez la curiosité de lire cet amusant cosy mystery qui lui imagine une retraite à la Sherlock Holmes.
Et Sherlockine a non seulement pour l’aider un fidèle Watson en la personne de son mari chimiste en physique quantique (si, si), mais aussi son garde du corps et son chien Poutine.
J’ai aimé l’humour du roman, l’auteur m’ayant déjà ravi avec son premier Maudit Karma.
J’ai été triste de découvrir un personnage en quête d’amitié dans ce petit village.
J’ai aimé les clins d’oeil au passé professionnel d’Angela : l’opéra de 7 heures en Chine, les remarques sur Boris Johnson, Nicolas Sarkozi ou Silvio Berlusconi.
J’ai aimé son mari discret et fanatique de scrabble.
J’ai aimé le rappel du losange merkelien pour se détendre.
J’ai aimé les allusions à l’ex-Allemagne de l’est.
Bref, un moment de lecture divertissant, léger et plein d’humour.
L’image que je retiendrai :
Celle du surnom Puffel qu’Angela donne à son mari. Si quelqu’un peut me donner la traduction….

23 février 2022

justice, policier

Même si je ne connaissais pas Maxime Tellier avant d’ouvrir ce roman, j’ai pu suivre facilement cette nouvelle enquête qui va l’entraîner à travers la France à la poursuite de morts étranges.
Un mystérieux messager lui envoie des indices afin de faire la lumière sur d’étranges vengeances.
J’ai aimé découvrir Max et son co-équipier pour cette affaire.
J’ai aimé tenter de reconstruire le fil des indices et découvrir le pot-aux-roses.
J’ai aimé découvrir le fameux Victor et pourquoi ce sera son dernier procès.
Un polar bien mené et passionnant qui m’a littéralement happé.
L’image que je retiendrai :
Celle des nombreux TGV que prend l’équipe.

Roman

Gallimard

23 février 2022

terrorisme

Je lis de plus en plus de romans qui abordent le sujet du terrorisme, soit du point de vue des victimes, soit de celui des terroristes et/ou de leur famille. C’est la première fois que je lis un roman ayant pour personnage principal un juge anti-terroriste.
J’avais oublié qu’il y a quelques années encore, ils jugeaient des terroristes d’extrême-droite ou gauche.
J’ai aimé découvrir le point de vue de celle (dans ce roman) qui doit trancher : le mari revenu de Syrie est-il un terroriste potentiel ? Doit-il rester en prison ou doit-il être libéré ?
J’ai découvert que cette décision ne se prenait jamais seul, mais en équipe. Le roman est en effet émaillé de plusieurs réunions entre juges de cette même branche.
Pourtant, la culpabilité est portée par celle qui a signé les documents.
J’ai aimé le regard de la narratrice sur les prévenus qui lui sont présentés, sur son rapport aux victimes : j’ai perçu ces moments comme ceux où la douleur pouvait être entendu, même si la réponse donnée sera forcément décevante.
J’ai aimé les citations qui parsèmes le roman, comme des phrases sur lesquelles on peut s’appuyer.
J’ai aimé que le mari soit aussi tourné vers la religion, juive en ce qui le concerne.
J’ai moins aimé la fin du roman dont le message m’a paru un peu plaquée : il faut se tourner vers la vie.
Une citation :
Une grande proportion des êtres que j’interroge sont issus de l’immigration et de quartiers sensibles, confrontés à la précarité et à la délinquance, souvent au trafic de drogue, parfois même au grand banditisme, et pourtant la question de la souffrance sociale est rarement verbalisée, pas plus que la colonisation. (p.82)
L’image que je retiendrai :
Celle de l’appartement de l’amant de la narratrice, un homme de gauche qui habite dans le VIe dans un 300m carrés.