Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

20 décembre 2021

famille

Je dois dire que j’ai eu un peu de mal avec la lecture de ce roman.

D’abord parce que tout est en creux : il faut deviner que Roger est Garde des Sceaux dans un gouvernement populiste, et que son demi-frère est une rock-star.

Tout est décrit autour de Roger, mais le personnage reste insaisissable. Certes, il a des contradictions, comme tout le monde, mais les siennes sont extrêmes.

Pensez-donc : la peine de mort ! Rien moins que la décollation pour les criminels.

Alors oui, le passé des demi-frères est raconté et explique le combat du frère aîné.

Mais j’ai trouvé l’ensemble un peu rapide.

Ceci dit, l’auteure m’a offert un aperçu de notre société ultra-connectée qui a peur.

Quelques citations : "à chaque brasserie, à chaque café ou cognac en terrasse, les mots clés sont toujours les mêmes : terrorisme, pédophilie, complots, insécurité." (p.67)

"L’heure n’est pas à l’obsrevation scientifique et à la prévention. Les gens veulent que ça crève. Partout et en tous lieux." (p.110)

L’image que je retiendrai : celle de Nicolas, le frère, qui n’avait rien demandé à personne.

20 décembre 2021

policier

Un roman policier avec une enquête plutôt classique. Mais le récit à la première personne est racontée par une des participantes au fameux jeu, même si elle ne veut pas participer.
Un roman d'ambiance, même si l'ambiance ne m'a pas paru si british que cela malgré le grand manoir et les dépendances. Et puis ce personnage principal qui ne souhaite que remonter dans sa chambre pour se cacher a fini par me lasser.
Une lecture qui ne me restera pas longtemps en mémoire.

7 décembre 2021

famille, Suède

J’ai été dérouté par le fait que l’auteur n’utilise jamais de prénom dans son roman. Il parle des personnages en évoquant : le père qui est un fils, le grand-père qui est un père, la fille de 4 ans, la fille qui n’est pas mère…

Dans la famille dont il est question, il y a donc le grand-père qui ne revient en Suède que tous les 6 mois pendant 10 jours, le fils qui le loge dans un petit appartement nommé Bureau, la fille qui ne voit plus son propre fils. Et puis il y a la compagne du fils et leurs 2 enfants, l’amant de la fille.

Ca vous parait compliqué ? Et pourtant tout est fluide dans la narration et pas lourd du tout.

J’ai en revanche survolé les passages un peu longs des pensées personnelles façon énumérations.

J’ai aimé cette histoire du grand-père qui n’est pas Suédois et est d’une autre génération, qui n’a pas été franchement présent pour ses enfants et qui réclame maintenant de l’attention.

J’ai eu de la peine pour le fils qui est un père et qui est blessé de ce presque abandon paternel. On sent ses blessures encore vivaces dans sa propre vie de père.

Un roman sur la Suède moderne où les pères restent à la maison pour élever leurs enfants sans violence et avec une infinie patience. Alors quand un de ses propre parent devient une personne à charge, tout déraille.

L’image que je retiendrai : celle des suédois avec tous leurs écouteurs dans la rue, dans le métro, comme coupés du monde.

7 décembre 2021

Etats-Unis, intrigue

Jim SMITH (mais est-ce son nom ?) est un voisin discret avec une vie bien réglée. Un jour emménage à côté de son appartement aux murs fins une jeune femme qui engage la conversation.

Nous découvrons que son mari est un militaire qui fait partie de la 159e, une unité spéciale dont personne ne sait trop ce qu’elle fait en Afghanistan. Sauf le lecteur qui suit le fameux mari qui perd pied peu à peu.

Dans ce nouveau roman, l’auteur nous emmène en Afghanistan en mission avec un guetteur et un sniper.

Nous suivons également une jeune mariée et son fils qui s’installe dans une base aux Etats-Unis : les avantages médicaux, les relations sociales qui peuvent s’arrêter du jour au lendemain, et les Deux Hommes dans une Voiture dont il n’est jamais bon qu’ils s’arrêtent devant votre maison.

J’ai aimé découvrir l’envers du décor, les hommes derrière les « frappes chirurgicales » qui ne le sont pas toujours et comment ils font face à cette violence.

Et le fameux voisin, me direz-vous ? Et bien il ne parle pas beaucoup mais il agit.

Un suspens qui monte peu à peu et un retournement final plein d’humour.

Une citation : "son mariage ressemble, en modèle réduit, à la relation qui lie les citoyens américains à leur armée. C’est formidable d’avoir quelqu’un qui tue à votre place, mais ensuite vous ne voulez pas vraiment connaitre les détails." (p.184)

L’image que je retiendrai : celle du sac plein de billets de banque du fameux voisin et de sa canne de billard.

Le Livre de poche

7 décembre 2021

lutte sociale, vie moderne

Nous découvrons Vanda, son histoire, son lien fort avec son fils, ses luttes pour s’en sortit par petites touches.

Vanda aime faire la fête, se saouler et aller nager tôt le matin. Vanda est pleine de violence contenue qui explose parfois.

Je me suis surprise à trouver le personnage de Vanda attachant, elle qui est à mille lieues de moi tant par le caractère que par les choix de vie. J’ai trouvé sa férocité à se maintenir à flot extraordinaire.

Mais ce que j’ai préféré dans cette lecture, c’est l’arrière-plan sociétal : l’hôpital qui manque de soignants mais qui licencie, les classes bourgeoises qui manifestent également.

Comment une jeune femme fragile peut-elle maintenir un certain équilibre quand la société autour d’elle se casse la figure doucement ?

Un roman fort ; un lien mère-fils indestructible.

L’image que je retiendrai : celle de Noé volant des petites cuillères pour pouvoir faire des châteaux de sable.