Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

FIFTY-FIFTY

Éditions du Masque

16 septembre 2011

L'action se déroule en trois heures, autrement dit, il faut s'accrocher pour savoir qui fait quoi et à quel moment.

La ville d'Edimbourg est le cadre de l'action par une froide journée de Janvier, et l'on parcourt ses rues et ses quartiers, du plus rupin au plus délabré.

Unité de lieu et de temps, unité d'action mais beaucoup de personnages tantôt désignés par leur nom, tantôt par leur prénom, ce que ma petite tête a eu un peu de mal à suivre, au milieu de flash-back qui arrivent au beau milieu de la narration.

Les protagonistes sont intéressants : le recouvreur de dette gros-bras au grand coeur ; l'ex-toxico qui se fait tabasser ainsi que sa fille ; le privé venu dans le métier par amour des polars des années 50 ; le braqueur félé complètement schizo et parano.

Pourtant, tout ceci n'a pas suffit à me faire adhérer à ce roman dont il ne me restera pas grand chose d'ici quelques mois.

L'image que je retiendrai :

Celle de l'appartement final en plein chaos.

Les insurrections singulières, roman
16 septembre 2011

Coup de coeur pour de nombreuses blogueuses, j'étais tenté par ce roman.

Certe, l'écriture est belle ; des phrases courtes mais cohérentes qui créent une atmosphère, un personnage réaliste.

Mais j'ai trouvé Antoine trop immature à mon goût. S'il décide de partir au Brésil, c'est uniquement parce que Marcel, grand amateur de livres, part avec lui. Aurait-il tenté le voyage seul ? Je ne le pense pas. De plus, Marce le sauve, sur place, de pas mal de situations compliquées.

J'ai vu dans Antoine un éternel adolescent, et c'est cet aspect qui m'a dérangé. Je ne m'attendais pas à trouver un ado de 40 ans dans un roman pour adulte, d'où ma déception.

Toutefois, l'écriture de l'auteure m'a ravie et je suis volontier retourné à ma lecture après chaque interruption.

L'image que je retiendrai :

Celle des robes colorées de Thaïs.

Dernière nuit à Twisted River
16 septembre 2011

561 pages pour cette histoire, c'est long. J'ai connu John Irving plus passionnant, plus fluide et moins verbeux.

Certe, Georges W. Bush en prend pour son grade, mais bon, cet auteur fut plus engagé dans certains de ses romans.

Il est vrai que les ellipses m'agacent, surtout quand il y en a pléthore, cela ralentit ma lecture et me perd dans la continuité temporelle (manque plus qu'une question d'espace pour entrer dans la 4e dimension).

Suis-je une lectrice fatiguée ? Sans doute, car cette historie d'écrivain ne m'a pas passionnée.

Un peu d'humour, mais trop peu, l'écrivain étant moins en verve que dans mon souvenir.

J'ai donc mis beaucoup de temps pour arriver à la fin de cette nuit...

L'image que je retiendrai :

Celle de la poêle à frire, instrument-tueur quand on craint les ours.

Le chemin des âmes / roman, roman
24 août 2011

En effet, ce roman parle des champs de bataille de la Première Guerre Mondiale ; en effet, ce livre parle de l'amitié entre deux garçons indiens du Canada.



Mais ce que le résumé ne dit pas, c'est qu'il est également question de l'addiction à la morphine, et comment Xavier, pourtant un esprit fort, y succombe lui aussi.



Il est encore question des traditions des Indiens du Canada, et c'est en cela que ce roman m'a touché. Comment certains individus se sont peu à peu fondus dans l'immigration anglaise et son alcool, et comment d'autres y ont résisté, perpétuant les traditions ancestrales : dialogues avec les esprits, hutte de suddation, animal totem...



J'ai passé allègrement les paragraphes décrivant les batailles : un carnage inutile que la guerre. Ce qui m'a, en revanche, passionné, c'est l'amitié entre les deux hommes, enfants si semblables, mais dont l'un chasse pour se nourrir et l'autre pour le plaisir.



Toutefois, l'auteur nous raconte les batailles en France dont les canadiens occupaient les tranchées, point de vue que l'on connait peu.



Des hommes bons, des hommes obnubilés par le pouvoir, des hommes sous l'emprise de la morphine et d'autres encore lucides, l'humanité décrite par un oeil observateur et jamais lassant.



C'est le premier roman de l'auteur, et j'ai été charmé par sa narration. Voici un écrivain qui sait raconter des histoires, un conteur.



Pas un coup de coeur, malgré tout : trop de récit de guerre, mais qui n'altèrent en rien le plaisir de lire cette histoire de vies et d'âmes.



L'image que je retiendrai :



Celle de Niska, la Tante, qui ramène Neveu à la vie avec ses histoires.

Sans laisser de traces
24 août 2011

On se doute bien qu'il y a un lien entre ces deux affaires, mais lequel ? Franchement, il n'est pas évident, et c'est tant mieux.

La fin montre que même l'amour engendre la perversité, et qu'une fois que l'on a pris goût au crime, difficile de s'en passer.

Une historie qui nous plonge dans les grêves de mineurs des années 1984-1985 en Angleterre et dont on a peu entendu parlé en France - beaucoup moins, en tout cas que le Band-Aid pour sauver les petits africains alors que des enfants de mineurs avaient à peine, eux aussi, de quoi manger en Europe. Et c'est là qu'on se dit que Margaret Tatcher était un fin stratège, il faut bien le reconnaître, car la grêve fut fort dure.

Revenons-en au roman : des personnages intéressants et bien campés, même ceux que l'on ne revoit pas ; une intrigue menée au cordeau ; une écriture fluide ; et un intérêt historique ; bref, un très bon moment de lecture.

L'image que je retiendrai :

Celle des enfants de mineurs à qui un fond de solidarité distribue un petit déjeuner les jours d'école. Les autres jours, ils ne déjeunaient pas.