Wisconsin

Mary Relindes Ellis

10-18

  • par (Libraire)
    10 novembre 2018

    Partager les émotions que procurent la lecture de Wisconsin fait un bien fou.

    "Les enfants ont un tel instinct de survie, nous dit Mary Relindes Ellis, dans ses descriptions magnifiques des paysages du Midwest américain, qu'ils trouvent dans la nature ce que leur environnement familial dénie.
    Et comme les anciens Ojibwés le savent depuis longtemps, ils y trouvent aussi la sagesse et la clairvoyance."

    Ce livre bouscule, il vous arrache des larmes autant que des rires, il donne envie d'en partager la lecture avec son entourage.
    L'on ne veut pas garder pour soi l'histoire de ces êtres écorchés vifs mais si terriblement émouvants.
    Confier, partager toutes les émotions que procurent la lecture de Wisconsin fait un bien fou.


  • 27 septembre 2018

    "Wisconsin" est un premier roman polyphonique d'une sobriété et d'une intensité rare ! Dans l'état du Wisconsin, Jimmy s'engage dans les marines et part combattre au Vietnam.

    Il fuit un père violent, une mère quasi folle mais aussi son jeune frère dont il est inséparable.

    Désemparé par le départ de ce frère aîné, Bill tente, tant bien que mal, de panser sa douleur au cœur de la nature.


  • 2 août 2014

    Etats-Unis, famille, guerre du Vietnam

    Un coup de cœur! Oui, parfaitement : un coup de cœur pour ce roman.

    Pourtant, ce n'était pas gagné : de nombreux personnages, des époques différentes, des flashbacks. Et pourtant, la sauce prend.

    Je me suis attachée à cette famille bancale : la mère dépressive qui touche la terre et la ressent, le fils aîné parti au Vietnam et qui se raconte dans ses lettres, le fils cadet qui tente de survivre grâce à la bienveillance des voisins qui jamais ne posent de questions.

    Je me suis également attachée à l'histoire des voisins, toute aussi triste.

    Une mère et un fils qui se retrouve des années après, des apparitions qui nous font prendre conscience que les êtres aimés sont toujours parmi nous.

    Une langue belle qui enveloppe les accidents de la vie dans de la poésie.

    Des poissons d'eau dans les yeux en fin de lecture.

    Un coup de cœur, je vous dis !

    L'image que je retiendrai :

    Celle de la mère et de son fils étudiant la géologie du sol de leur terre pour tenter de comprendre les forces qui l’anime.

    Une citation :

    "Mieux vaut vivre avec ses blessures que mourir étouffé dans sa coquille." (p.227)

    http://motamots.canalblog.com/archives/2014/08/01/30152139.html


  • 21 octobre 2013

    Wisconsin, 1967. La famille Lucas vit dans une ferme isolée. Bill âgé de huit ans aime se promener dans la nature et suivre son frère aîné James qui est un fan d’Elvis Presley. John le père est un alcoolique brutal et leur mère Claire semble perdue en permanence dans se pensées, ne se souciant pas de ses deux fils. Souvent Bill et James vont chez les Morriseau un couple sans enfant et qui sont leurs plus proches voisins. James ne supporte plus les brimades de son père et s’est engagé dans les Marines. Le Vietnam l’attend. Bill se sent abandonné par son frère et le départ de James est pour sa mère un électrochoc. Bill écrit à son frère ajoutant à chaque fois un élément de la nature du Wisconsin : une fleur, de la terre. Mais le jour où des officiers se présentent chez ceux, Claire a compris. James est porté disparu. Bill lentement s’enfonce dans un processus d’autodestruction et devient de plus en plus solitaire.

    Dans ce roman choral qui se poursuit jusqu’en 2000, on assiste bien plus qu’à la description et l’évolution de la vie de personnages. Mary R. Ellis nous décrit un père qui noie ses échecs dans l’alcool et se venge sur les siens, une mère qui reconnaît avoir été passive trop absorbée par ses problèmes, des voisins dont la bienveillance est une seconde nature, l’absence cruelle d’un frère dont a peur de perdre le souvenir de son visage ou du son de sa voix, de la nature omniprésente. Et il y a toutes les blessures, les attentes et les déceptions anciennes ou récentes de chacun qui sont nous dépeintes admirablement comme l’espoir que James nourrissait de revenir en héros. Et puis, il y a Bill fracassé depuis la mort de son frère qui réapprendra à vivre.
    Mary R. Ellis donne à ses personnages la possibilité de s’exprimer sur une même situation offrant ainsi un angle de vue varié. Pas de pathos et l’auteure nous offre une fin pleine d’espoir.

    Un roman dur mais majestueux, ample d’humanité et de sensibilité ! J’ai été submergée d’émotions à la gorge!


  • 27 janvier 2013

    Après Mississipi, voici un autre titre de 10/18 qui porte le nom d'un état américain. Je déclinerais bien tous les états américains avec cette collection. Ceci dit, le titre original, The Turtle warrior, me plait beaucoup. Dans le Wisconsin donc, dans les années soixante, Bill est un jeune garçon qui aime se servir de carapaces de tortues pour jouer au chevalier et combattre ses ennemis. Il récupère les carapaces dont sa mère s'est servie pour la soupe, car en aucun cas, il ne ferait de mal à un animal. Son frère Jimmy est sa seule source de consolation, et pourtant il arrive à ce grand frère de ne pas être tendre avec lui. Mais ce n'est rien comparé à ce que son père fait subir à toute la famille. Un jour, Jimmy annonce à toute la famille qu'il vient de s'enrôler.

    Ce roman est en fait l'histoire de deux familles voisines, celle de Bill et Jimmy et celle d'Ernie et de Rosemary, ancien combattants qui ne peuvent avoir d'enfants et accueillent souvent les deux frères, leur montrant à quoi peut ressembler un foyer paisible. La narration alterne la troisième personne et la première, en faisant parler les deux femmes de l'histoire ainsi que Jimmy. Et ces parties à la première personne sont nécessaires puisque ce sont les moments les plus touchants du récit, celui où l'amour qui unit les adultes aux enfants de l'histoire se ressent le plus. Ceci-dit, Mary Relides Ellis parvient aussi très bien à montrer l'amour qu'Ernie voue à ses jeunes voisins. L'auteure n'hésite pas à faire raconter le même évènement plusieurs fois avec des points de vue différents.

    C'est un très joli roman sur la difficulté de vivre avec des non-dits (le personnage d'Ernie en souffre beaucoup, que ce soit par rapport à ce que lui a dit son père ou à ce qu'il n'a pas dit à Jimmy), de ne pas être capable de pleurer (là, c'est Rosemary qui pense que les hommes iraient mieux s'ils savaient pleurer), sur la maltraitance, sur les morts qui s'accrochent aux vivants, sur le pouvoir de la lecture. C'est donc un roman riche et sensible mais dans lesquels j'ai mis un peu de temps à entrer.


  • 20 juillet 2010

    Très bon roman très surprenant.
    Pour une fois le conflit au viet-nam vu d'une famille américaine avec ses questions, et ses souffrances.
    Un livre prenant et pleins d'émotions.
    Seul défaut on ne connait pas le personnage traité dans chaque chapitre on a tendance à se perdre un peu en début de chapitre.
    Mais une fois le fil retrouvé on se prend vraiment à l'histoire