Sœur

Sœur

Abel Quentin

L'Observatoire

  • 18 septembre 2020

    Adolescence, terrorisme

    J’ai aimé suivre Jenny, l’écorchée vive qui a dévoré la saga Harry Potter et qui rêve de Daniel Radcliffe. Viendra-t-il la sauver ? Est-ce qu’il va la remarquer et se souvenir d’elle ?

    Les parents de Jenny m’ont fait peur : son père qui part en guerre contre sa fille, sa mère désemparée.

    J’ai suivi avec attention Dounia, que nous ne croisons que de loin, partie se marier au khalifa, mais excellente recruteuse (elle montre des vidéos de chatons en insérant des scènes de décapitations, comme si c’était normal).

    J’ai aimé écouter Saint-Maxens, vieil homme désabusé pour qui la conquête du pouvoir a plus compté que l’exercice de ce même pouvoir, son petit côté chiraquien.

    Un roman au phrasé passionnant qui a su me tenir en haleine jusqu’au bout.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la mère de Jenny tombant dans les pommes quand sa fille arrive un jour portant le hijab.

    https://alexmotamots.fr/soeur-abel-quentin/


  • par (Libraire)
    26 août 2019

    La Nièvre. Une famille normale, banale, quelconque. Jenny se rend compte à 15 ans qu'elle n'est pas destinée à être une héroïne, un être d'exception. Au lycée, elle ne fait pas partie des élus. À l'horizon il n'y a que le CAP de coiffure que sa mère prévoit pour elle. Mais dans l'immédiat il y a Dounia qui part après avoir ouvert les yeux de Jenny sur autre chose. Il y a les filles du Chicken Spot, il y a Nurzhan qui a déjà essayé de partir, fière de son bracelet électronique. Et Chafia?
    C'est l'histoire d'une très jeune fille dont les références sont Harry Potter et des 'califes' d'internet. Sans misérabilisme ni sentimentalité, ce roman impressionne par son empathie pour des personnages paumés et par son humour lacérant.


  • par (Libraire)
    5 août 2019

    Conseiller un premier roman vous engage tout particulièrement mais c’est avec conviction que je vous invite à lire Sœur ! Suspendue au sort de Jenny, j’ai eu parfois les mêmes émotions que pour le film "Polisse" de Maïwenn. La justesse du ton, la maîtrise du sujet font de cette histoire un roman haletant, percutant.
    Abel Quentin est sans concession, il appuie là où ça fait mal. Servi par une écriture riche et incisive, "Sœur" ne vous laissera pas indiffèrent.