• par
    26 juillet 2018

    Vingt nouvelles qui ont donc en commun, d'abord d'être érotiques et ensuite de se passer en vacances à la mer.

    En ce début d'été qui s'annonce chaud, c'est La Musardine, spécialiste du genre érotique qui fera l'objet de ma recension.

    Y a-t-il de la nouveauté dans ce recueil ? Pas vraiment, bien que je ne sois pas spécialiste du genre littéraire en question, j'ose - moi aussi - dire que les situations se ressemblent. Le paysage change un peu, surtout la température de l'eau selon que les héros sont au bord de la Méditerranée ou en Bretagne. Pour ce qui est de la température des corps, elle est unanimement brûlante voire torride, et certaines parties du corps, souvent détaillées, sont en ébullition, tant qu'elles émoustilleront les plus insensibles d'entre nous.

    Dans beaucoup de nouvelles, les femmes prennent les devants - et les hommes les arrières (désolé, elle était tentante) - et se sont elles qui cherchent à provoquer le désir de l'homme qu'elles ont repéré. Est-ce parce que la majorité des auteurs de ce recueil sont des femmes ? En tous les cas, ça donne sans doute une plus grande sensualité, des scènes certes crues mais pas en enfilade (ce n'est qu'une expression, ne visualisez pas !). Allez, mes préférées pour la suite :

    - "C'étaient les vacances" (Maître Vicaire Albion) : une femme trompe l'ennui et son mari en initiant un homme plus jeune et un peu emprunté (la chute est drôle et imprévisible).

    - "Le paréo bleu" (Zakya Gnaoui) : une femme professeur dans une faculté parisienne et délaissée par son mari pendant un été, se surprend à avoir de nouveau du désir et à en provoquer chez les hommes.

    - "Eaux troubles" (Clarissa Rivière) : Hironui entretient les piscines des riches propriétés et par extension - eh eh, le drôle est bien pourvu - les femmes désœuvrées qui les habitent (décidément).

    - "La vie est à nous" (Valéry K. Baran) : rien de très nouveau dans l'histoire, mais le ton est intéressant : qu'on s’attend plus à retrouver dans du roman noir ou dans un roman étasunien, très oral (non, rien de cochon là non plus, enfin dans ma bouche... euh non, dans mon propos. Diable qu'il faut faire attention à ce qu'on écrit quand on cause de sexe).

    - "Bienvenue chez les Ch'tis" (Cornelia B. Ferre) : franchement décalée, cette nouvelle est la plus originale à tous point de vue : la situation - ou les situations - (qu'il vaut mieux prendre au second degré) et le style direct, cru.

    - "En repérage à la plage" (Romuald Ward) : ici, c'est la chute qui donne du relief à l'histoire

    Voilà voilà, rien de nouveau donc sous le sea, sex & sun, mais de quoi agrémenter les longues journées et courtes soirées estivales, chaudes (il paraît que "l'été sera chaud, l'été sera chaud", la température pourrait bien monter dans les tentes, chalets et autres mobil-homes des heureux lecteurs et heureuses lectrices - puisque ce sont les femmes qui sont le plus à la manœuvre dans ces nouvelles - de ce titre.