• 1 juin 2018

    Afghanistan, policier

    Comme à mon habitude, je lis les enquêtes dans le désordre. Lu la première à sa sortie, la troisième également. Il me restait donc la seconde à lire.

    Je retrouve le Qomaandaan Kandar, ancien sniper de Massoud et patron de la brigade criminelle, ainsi que ses adjoints. Sa femme Malalai toujours aussi engagée, et Kaboul et l’Afghanistan.

    En parallèle de l’enquête de Kandar sur trois enfants assassinées, se déroule l’enquête de Nicole Laguna à Paris sur un mystérieux Franck X.

    Tout le suspens est de savoir à quel moment ses deux enquêtes vont se rejoindre.

    Si j’ai aimé retrouver les personnages et le pays, suivre les enquêtes, j’ai moins aimé les descriptions des différents guet-apens. J’ai lu le premier, j’ai passé en avance rapide les suivants.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la disparition des Bouddhas de Bâmiyân.


  • par (Libraire)
    18 décembre 2017

    Diriger un service de police criminelle n'est pas la plus facile ni la moins dangereuse des professions, et c'est d'autant plus vrai lorsque l'on a en charge la ville de Kaboul et ses environs. Même pour le colonel Oussama Kandar, qui a autrefois combattu les russes puis les talibans auprès du commandant Massoud et a su imposer le respect par sa droiture et ses faits de bravoure. En Afghanistan, la violence, la pauvreté et la corruption sont à ce point endémiques qu'il est devenu quasiment impossible de mener à bien une enquête. Pourtant un tueur en série sévit sur Kaboul, les corps de trois fillettes ont été retrouvés en quelques semaines. Le modus operandi similaire et la régularité des crimes ne laissent planer aucun doute sur le fait que l'assassin va recommencer. Dans dix jours, certainement, si rien n'est tenté pour mettre fin à ses agissements. Ainsi commence « Baad », qui s'avère tout autant qu'une enquête policière, une aventure passionnante au cœur de l'Afghanistan, avec pour guide un expert totalement séduit par ce pays magnifique mais trop longtemps malmené. Si ce roman nécessite (peut-être) une légère période d'acclimatation, le lecteur n'aura qu'une urgence une fois "Baad" refermé, passer à la suite, « Kaboul express », parue en 2017 chez Robert Laffont.


  • par
    1 septembre 2017

    Livre sélectionné pour le Prix du meilleur polar Points pour lequel je suis juré. Sûrs de leur fait, les éditeurs ont ajouté un bandeau "Captivé ou remboursé !" avec les modalités au dos pour se faire effectivement rembourser au cas où le roman ne plairait pas. C'est gonflé et bien joué, mais le problème c'est que le premier point est "Acheter Baad le roman de Cédric Bannel..." Bon, je ne peux pas me faire rembourser puisque l'on m'a envoyé ce livre... Dommage ! Car force m'est de dire que je n'ai pas été captivé, à peine intéressé. Difficile de dire pourquoi. L'ensemble ne prend pas, je trouve pas mal de longueurs, des passages superflus. Cela peut être aussi la manière de raconter qui ne me sied point. Rien de rébarbatif pourtant. En fait, je ne parviens pas à m'intéresser aux soucis des uns et des autres, ni aux enquêtes, ni même au contexte afghan qui pourtant devrait me plaire.

    C'est ma première lecture pour ce prix, j'espère que les autres seront meilleures, sinon, je vais me faire jeter... Moi qui ne postulais plus pour des jurys, mon démarrage n'est pas folichon. Pour ce prix, je dois recevoir 9 titres, j'en ai deux autres qui m'attendent pour cet été, un islandais et un étasunien.


  • 10 août 2017

    A Kaboul, la police vient de découvrir le corps d'une troisième petite fille, violée et tuée, dans un bidonville de la ville. Pour le qomaandaan Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle, le doute n'est plus possible : il s'agit d'un tueur en série qui sévit tous les dix jours. Le policier sait qu'il doit faire vite s'il veut éviter un nouveau meurtre. Mais en Afghanistan, rien n'est simple. Pour l'ancien sniper de Massoud, soldat décoré et respecté, l'heure tourne et les obstacles sont nombreux
    A Paris, Nicole Laguna, une ancienne de la DGSE spécialisée dans la traque de grands criminels, est elle aussi confrontée au pire. Le chef suprême de toutes les mafias italiennes séquestre sa famille qui ne sera libérée que si elle retrouve le chimiste qui a mis au point une nouvelle drogue et s'apprête à inonder l'Europe de cette substance qui ne rendrait pas dépendant. Hors de question pour les italiens de perdre le monopole du trafic de drogue. Ou Nicole leur livre l'homme, ou son mari et ses enfants meurent.
    Deux villes, deux flics, la drogue...A l'heure de la mondialisation et alors que l'Afghanistan est le premier pays producteur de pavot, leurs chemins devaient se rencontrer...

    Effroyable constat de ce qu'est devenu l'Afghanistan où tout ce qui n'a pas été détruit par la guerre l'est dorénavant par la violence, la drogue, la corruption, les rivalités tribales et l'intégrisme religieux. Pauvre pays qui a lutté contre les russes puis les talibans et pauvre population qui n'en finit pas de plier sous la loi du plus fort, du plus riche, du plus pourri. Dans une société qui a perdu ses valeurs, l'homme n'est rien, sa vie ne compte pas et que dire des femmes ? Mariées contre leur gré, reniées pour une broutille, battues à mort au moindre faux pas, réel ou supposé, violées, molestées, dissimulées sous la burqa imposée par des religieux dévoyés, les femmes gardent-elle en mémoire le souvenir d'une époque où elles déambulaient dans Kaboul en mini-jupes en rêvant d'amour et de liberté ? Dans la province de Hazarajat que visite le qomaandaan Kandar, les grands Bouddhas de Bâmiyân ont été dynamités et avec eux le respect de la vie humaine, le droit des femmes et des enfants.
    Indigné, révolté par tant de violence, d'injustice et d'hypocrisie, on se plaît à croire que tout cela n'est que fiction, un roman où l'auteur force le trait pour effrayer, scandaliser, vendre son livre, mais on sait qu'il n'en est rien... L'Afghanistan, un pays parmi tant d'autres, où ils sont peu nombreux ceux qui rêvent à la paix et œuvrent pour l'obtenir.
    Fort de sa connaissance de cette région du monde, Cédric Bannel réussit à combiner une solide enquête policière avec une description réaliste de l'Afghanistan, sans juger ou donner des leçons, mais en nous offrant, au milieu de toute cette noirceur, un aperçu de la beauté d'un pays aux paysages somptueux. Une lecture difficile mais passionnante qui doit beaucoup à son héros, le qomaandaan Oussama Kandar, un homme bon, juste et intègre, très épris et respectueux de sa femme, pieux sans être bigot, une espèce rare.


  • par (Libraire)
    24 juin 2017

    Entre Afghanistan et Europe, entre crimes barbares et trafiques de drogue, entre désir de modernité et respect des "traditions".
    ce roman dur et cruel ne vous laissera à coup sûr pas indifférents
    Karine


  • par (Libraire)
    16 juin 2017

    Kaboul

    L'intrigue de "Baad" débute à Kaboul par une série de meurtres sordides. L'enquête est confiée à Oussama Kandar, ancien tireur d'élite auprès de Massoud. Son passé lui confère une solide réputation et lui attire le respect de ses collègues. A Paris, un ex-agent de la DGSE et sa famille sont pris en otage par un réseau mafieux. Des deux côtés de la planète, une course contre la montre s'engage.
    Le scénario finement construit et puissamment mené, nous plonge dans la réalité de l'Afghanistan d'aujourd'hui : les luttes des femmes, les guerres de clans, la pauvreté et surtout, et partout, la corruption.