Tout peuple est le reflet de son histoire. La civilisation maya et la conquête espagnole ont profondément marqué le Guatemala. Du Guatemala précolombien, les Européens en général ne connaissent que les «mystérieuses cités de pyramides perdues dans les lianes de la forêt vierge». A part Tikat, ils seraient bien embarrassés de nommer deux ou trois autres cités mayas d'importance. La mythologie occidentale veut que la conquête de l'Amérique ait été chose facile. Selon nos livres d'histoire, un peu rapides avec les faits, les Indiens confondirent les Espagnols à cheval avec les dieux blancs annoncés par leurs livres sacrés et perdirent toute envie de lutter. Les armes dues conquistadores firent le reste. Terrorisés et incapables de résister, les Indiens furent facilement soumis. Les Espagnols détruisirent ainsi une des plus grandes civilisations de la planète.Sans être complètement fausses, ces explications sont simples, voire simplistes. La cupidité, l'ambition, l'arrogance, la brutalité mais aussi le culot, l'habilité politique, la ténacité et un certain courage des Espagnols furent aussi les instruments de leur conquête. La résistance des fiefs (ou royaumes) d'Amérique centrale, du Yucatan au Panama, en rendit la conquête extrêmement longue et difficile pour les Espagnols qui devaient se frayer un chemin à travers une région touffue, marécageuse, montagneuse et accidentée à l'extrême. Les héritages maya et colonial forment aujourd'hui la base de l'attrait du Guatemala.