Langues : espagnol (offic.), langues indiennes.
Religions : catholiques, 76 %; protestants, 6 %.
Monnaie : peso.
Capitale : Mexico.
Régime : présidentiel. Le Mexique est une république fédérale (Constitution de 1917) comprenant un District fédéral (México) et 31 États.
Géographie
Bien que situé pour l'essentiel en Amérique du Nord (séparée de l'Amérique centrale par... En savoir plus
État d'Amérique du Nord et centrale. 1 972 546 km². 112 337 000 habitants (les Mexicains).
Langues : espagnol (offic.), langues indiennes.
Religions : catholiques, 76 %; protestants, 6 %.
Monnaie : peso.
Capitale : Mexico.
Régime : présidentiel. Le Mexique est une république fédérale (Constitution de 1917) comprenant un District fédéral (México) et 31 États.
Géographie
Bien que situé pour l'essentiel en Amérique du Nord (séparée de l'Amérique centrale par l'isthme de Tehuantepec), le Mexique appartient à l'aire culturelle et linguistique de l'Amérique latine. Son territoire, relativement étendu, se caractérise par la diversité de ses paysages : à l'aridité du N. s'opposent les forêts denses du S., aux plaines littorales les hautes montagnes qui traversent le pays (Sierra Madre au N., hauts plateaux et volcans au centre, culminant à 5 610 m). On oppose ainsi non seulement le N. aride au S. humide, mais aussi les terres chaudes (tierras calientes, sèches au N., forestières au S.), les terres tempérées (tierras templadas, de 800 à 1 600 m d'altitude, aptes à toutes les cultures, les plus peuplées) et les terres froides (tierras frías, entre 1 600 et 3 000 m d'altitude, où le maïs est cultivé par les Indiens). Le pays est régulièrement touché par des catastrophes naturelles (séismes, volcanisme, cyclones tropicaux, sécheresses).
Économie
L'économie fait du Mexique un pays émergent : l'industrie est développée et diversifiée (automobile, sidérurgie, textile, agroalimentaire), l'agriculture est très performante dans certaines régions (agrumes, café, canne à sucre, maïs), le tourisme est un grand pourvoyeur de devises et d'emplois. L'essor économique de ces quinze dernières années est largement lié à l'intégration économique et commerciale nord-américaine, avec l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entré en vigueur en 1994 (triplement des échanges avec les États-Unis entre 1994 et 2006). Fondé sur la demande du marché des États-Unis, il entraîne toutefois une forte dépendance. Il a en outre bouleversé la géographie économique du pays, transformant les régions arides du N. en espaces industriels modernes et prospères (maquiladoras), alors que les régions du S. voient leur retard de développement s'aggraver. Le tourisme balnéaire et culturel est important.
Société
La société mexicaine est marquée par un fort dualisme entre ceux qui participent au développement économique et en bénéficient, et ceux qui, du fait de l'accroissement démographique et de la crise des campagnes, en restent à l'écart. Ces derniers sont, pour certains, des ruraux — paysans sans terres ou propriétaires de micropropriétés —, pour les autres des habitants des bidonvilles des périphéries urbaines, issus de l'exode rural, et parfois même, dans le N., en attente de pouvoir passer la frontière vers les États-Unis, où migrent chaque année 3 à 4 millions de Mexicains. En conséquence, les plus grandes villes du Mexique, où vivent trois habitants sur quatre, sont marquées par la criminalité et par des mécanismes de ségrégation particulièrement forts. La mégapole de México (18 000 000 habitants) fut qualifiée de « monstruopole » après sa croissance fulgurante et incontrôlée des années 1970 et 1980.
Histoire
Dès le XXe millénaire avant notre ère, des sociétés dites « archaïques » existaient dans la vallée de México. Les premières civilisations agricoles se développèrent autour de la culture du maïs entre 10000 et 2000 av. J.-C. Plusieurs civilisations urbaines se succédèrent ou coexistèrent sur le territoire actuel du Mexique jusqu'à la conquête espagnole : Olmèques (2000-500 av. J.-C.), Mayas (1600 av. J.-C.-1500), Toltèques (Xe-XIIe s.), Aztèques (Xe-XVIe s.).
H. Cortés débarqua en 1519 et imposa la suzeraineté espagnole à l'aide d'alliés indiens. Il fit raser Tenochtitlán, la capitale aztèque, et fonda México sur ses ruines. Le Mexique devint en 1535 la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne. Les Indiens furent décimés ou réduits en esclavage, et brutalement évangélisés. Le monopole espagnol fut de plus en plus contesté, tant par les Blancs que par les Indiens et les métis.
Un mouvement s'organisa en 1810 pour chasser les Espagnols; il obtint l'indépendance en 1821. La république fut proclamée en 1824. Une époque de troubles et de coups d'État militaires s'instaura. Les luttes de classes, opposant l'oligarchie terrienne et militaire à la bourgeoisie, s'ajoutèrent aux conflits ethniques, alimentant une incessante guerre civile. Cette situation facilita les ingérences extérieures. Les États-Unis annexèrent la moitié N., du Texas à la Californie (1848). Napoléon III imposa un empire (1864-1867), au bénéfice de Maximilien d'Autriche. La dictature de Porfirio Díaz (1876-1911) assura la stabilité et permit le développement économique, tout en accentuant les inégalités.
Une révolution éclata, sous la conduite d'Emiliano Zapata et Pancho Villa, déclenchant une guerre civile qui fit un million de victimes (1910-1920). Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui émergea dans les années 1920, instaura un régime de parti unique d'une remarquable stabilité (1929-1988), grâce à un fort encadrement politique et syndical de la société et de l'économie qui maintenait un compromis entre la bourgeoisie et les classes populaires. Le président Lázaro Cárdenas (1934-1940) relança la réforme agraire au profit des petits paysans et nationalisa les hydrocarbures (1938).
Après une révolte des étudiants (1968) et une grave crise économique (années 1980), le pouvoir dut accepter de se démocratiser et s'engagea dans un processus de libéralisation économique. Les accords de l'Alena, signés en 1992, entrèrent en vigueur en 1994. En 2000 fut élu le premier président issu d'un parti d'opposition, Vicente Fox (Parti d'action nationale [PAN]), qui négocia la paix avec les Indiens de la région du Chiapas, en révolte depuis 1994. Felipe Calderón, successeur de V. Fox à la tête du PAN, a été élu président en 2006, à l'issue d'un scrutin très serré qui a donné lieu à contestations et manifestations, face au candidat de l'opposition de gauche, Andrés Manuel López Obrador.












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